Je vous l’annonçais le mois dernier, ça y est. Après une gestation de plusieurs années, Pratiquer la psychothérapie relationnelle est sorti ce 15 octobre 2026.
Catégorie : Psychothérapie relationnelle et humaniste Page 1 of 2
Billets traitant de la psychothérapie relationnelle et humaniste, actualités sur le sujet, portraits de thérapeutes, billet d’humeur…
Rentrée littéraire
C’est la rentrée littéraire, y compris pour les psys ! L’occasion pour moi de publier cette brève et de vous annoncer la sortie en librairie de Pratiquer la psychothérapie relationnelle, aux éditions De Boeck.
Il s’agit d’un collectif d’auteurs, que j’ai eu l’honneur de diriger avec Edmond Marc, regroupant une vingtaine de textes cliniques, écrits par des thérapeutes de tous horizons.
Pris dans l’écriture d’un article sur la formation, voici quelques réflexions qui n’y trouveront pas leur place, mais qu’il me peinerait de ne pas proposer tout de même à la lecture…
Loi Accoyer, 15 ans après
Lorsqu’on veut exercer la psychothérapie, deux voies principales s’ouvrent. La première est celle de l’université et du cursus de psychologue clinicien, validé par un master.
La transmission d’Irvin Yalom
En 2002, le célèbre romancier et psychothérapeute existentiel américain Irvin Yalom publie L’Art de la thérapie[1], un ouvrage de transmission qui s’adresse aux jeunes générations de psychothérapeutes. Âgé de 71 ans (il en a 92 à l’heure où j’écris ces lignes), Yalom sent qu’il parvient à un moment de sa vie où la transmission devient un but majeur ; il souhaite laisser quelques traces de son expérience clinique d’un demi-siècle pour les générations de thérapeutes à venir.
De nombreuses personnes frappent à la porte des psys lorsqu’elles ont des difficultés à réguler leurs émotions. Ce qui était vrai hier l’est encore plus aujourd’hui, la période de pandémie dont nous sortons à peine a mis les psychismes à rude épreuve. Nous ne mesurerons probablement que dans quelques années ou décennies le niveau et le nombre des vagues de conséquences, probablement aussi nombreuses que celles qui dénombraient les rebonds du virus.
La première séance en psychothérapie représente l’occasion de placer les premiers éléments du cadre thérapeutique : le prix de la séance et sa fréquence en sont des incontournables. Mais alors, puisqu’on en parle, y a-t-il une bonne fréquence pour consulter son psy ? Voici un bout de réflexion décousue sur le sujet.
Pleurer atteste de ce qu’un homme fait preuve
du plus grand des courages, celui de souffrir.
V. E. Frankl
Une figure méconnue en France
Viktor E. Frankl est un personnage peu présent dans le paysage psychothérapique français. Peu connu et étudié, je ne l’aurais probablement pas encore découvert si je n’étais tombé sur une vieille édition de La Psychothérapie et son image de l’homme dans un recoin poussiéreux de ma librairie d’occasion préférée.
« …Et c’est pourquoi je viens vous voir. Je n’en peux plus de vivre avec ça, je veux oublier, passer à autre chose. Je veux que vous m’aidiez à m’en débarrasser définitivement. »
Voilà comment nous arrivons un beau jour dans le cabinet d’un psy, avec l’espoir de parvenir enfin à annuler un passé qui nous pèse.
Nous sommes des êtres à fort potentiel identificatoire. Nous nous identifions aux autres, aux bêtes, aux choses. La langue française possède par exemple mille raisons de se prendre pour un animal, lorsqu’on se retrouve fier comme un coq, voleur ou bavard comme une pie, doux comme un agneau ou qu’on a une fièvre de cheval.
Alors que sort cette semaine le 2e opus du plus gros succès de l’histoire du film d’animation, je vous propose en contrepoids un billet sur la lecture faite aux enfants. L’envie d’écrire ce billet, outre le plaisir que j’éprouve moi-même à lire des histoires, est née au hasard d’une lecture d’un livre de Pierre Delion.
C’est dans le rapport à autrui qu’on prend conscience de soi ; c’est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
Michel HOUELLEBECQ
« Très jeune, je me suis débrouillé tout seul, je n’ai besoin de personne pour m’en sortir. »
Voilà un discours que vous avez certainement déjà entendu, comme une revendication d’autonomie, laquelle s’avère le plus souvent de l’indépendance maquillée. Promenons-nous ensemble quelques instants autour de ces termes en y ajoutant au passage celui d’égotisme.
Il m’est arrivé à plusieurs reprises de m’entendre dire la chose suivante : « psychothérapie relationnelle, c’est un pléonasme ». Et en l’occurrence, on pourrait le souhaiter, mais la réalité du marché psy est différente et si l’on peut – comme chez Molière – pratiquer la psychothérapie relationnelle sans le savoir, il ne suffit pas d’étiqueter relationnelle une pratique psychothérapique pour qu’elle le soit ou le devienne.
En 2017, nous évoquions dans ce ce billet la quête post-moderne de la perfection. Ce dogme pèse non seulement sur les épaules de ceux qui choisissent de l’adopter, mais également par ricochet sur l’ensemble de la société ; s’affranchir d’une norme ne se fait pas sans effort, ni sans risque.
C’est la rentrée, il faudrait bien avoir quelque chose d’original à en dire. Au lieu de ça, en voulant noter une citation de Winnicott qui me plaisait, me voilà tombant sur d’autres phrases que j’avais notées lorsque j’avais une vingtaine d’années. Je réalise alors que Jeu et réalité est le premier livre de psychanalyse que j’aie lu. J’étais enthousiaste. Il y avait pire comme démarrage.